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Dominique STUYCK |
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Nata nel 1958 a Bruxelles, agente di viaggio, vedova con una figlia, è oggi una delle più interessanti giocatrici belghe.
Dominique frequentava con una sua amica universitaria i tempi delle carte del quartiere universitario di Bruxelles, ma non si erano mai avvicinate al Bridge perché credevano che per iscriversi ad un club bisognava essere in 4! e non riuscivano a trovare altre due amiche che fossero interessate.
Un anziano bridgista incontrato a "La Bastoche" si offrì da farle da tutor e l'apprendistato durò per un anno al ritmo di due sedute a settimana.
Dominique racconta che dopo questo periodo quando si affacciarono per la prima volta alla porta di un piccolo club della capitale "Laeken", furono accolte come regine a causa della loro giovane età.
La lunga malattia del marito la costrinse a lasciare il bridge che fu ripreso qualche anno dopo con discreto successo fino a raggiungere il titolo di Campionessa Nazionale a Coppie Miste.
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Date de naissance : juillet 1958 Lieu : Bruxelles
Profession : agent de voyages Situation familiale : Veuve, 1 fille, Laure 11 ans
Club : UAE Bruxelles.
En Belgique, on joue beaucoup dans les bistrots notamment dans le quartier de l’Université à Bruxelles. « La Bastoche » ou « Le Montmartre » sont des lieux cultes pour les joueurs de cartes. Nous étions deux amies habituées de ces endroits, nous pensions avoir fait le tour de la belote, comme du tarot ou du rami. Tentées par le bridge, nous étions persuadées qu’il fallait être quatre pour s’inscrire dans un club de bridge !
C’est alors que notre route a croisé celle d’un vieux monsieur. Il se disait adepte de l’Acol et du Trèfle polonais, il s’est proposé de nous apprendre le bridge. Pendant un an, à raison de deux cours par semaine, nous avons suivi assidûment ses conseils. Un système très précis avec, entre autre, une ouverture dans la zone 0-6 points obligatoire !
Après une année de ce régime là, il nous a entraînées dans un petit club
bruxellois, Laeken. Nous avons été accueillies comme des princesses, car avec
nos trente ans nous rabaissions considérablement la moyenne d’âge des adhérents.
On nous intégra immédiatement dans l’équipe qui, quelques jours plus tard,
devait jouer l’Intercercle à l’Orée, un club de bridge renommé de la
capitale.
Appliquant à la lettre les consignes de notre professeur, ne doutant de rien, nous avons vécu un véritable massacre. A la fin du match, nos adversaires hallucinés nous harcèlent : « mais quel est votre système ? où l’avez-vous appris ? vous n’irez jamais nulle part… » Grâce à eux, pour la première fois nous entendons parler de la majeure 5ème.
On fonce dans la première librairie pour acheter le bouquin de Lebel, on le dévore. On s’appelait pour savoir à quelle page on en était. On découvrait un jeu passionnant. Nous intégrons un vrai cours de bridge, deux ans durant. Notre niveau est loin d’être extraordinaire, mais nous nous amusons beaucoup, il y a une vie et des amis dans et autour du bridge.
Moi qui deux saisons plus tôt ouvrait avec 0-6 points, je deviens championne de Belgique mixte associée à mon professeur et compagnon de l’époque, le grand champion belge Guy van Middelem. C’était magique, car je n’avais rien à faire là, je jouais mal !
Oui, une rencontre, un nouvel homme dans ma vie, un bébé, une petite Laure. Je choisis de privilégier ma vie de famille et ma vie professionnelle, je suis agent de voyages. Un nouveau conte de fée, mais qui va tourner au cauchemar. Mon mari tombe gravement malade et nous quitte lorsque ma fille a 7 ans. Il faut se reconstruire et assurer…
Il y a eu un homme extraordinaire, Michel Bolle - vous pouvez écrire son nom en gras - qui m’appelait régulièrement pour me demander de jouer, comme pour lui rendre service, sans m’obliger, avec tact et délicatesse.
Je l’ai suivi, je suis revenue, c’était il y a trois ans. Au club, j’ai été accueillie comme si j’étais partie la veille, alors que je n’avais pas donné de nouvelles pendant 10 ans. Les gens ont été formidables.
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